Migration des cœurs - Groupe 5: Intersections

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Il s'agit ici d'une approche qui relève de la sociologie de la littérature. De quelle manière les questions de sexe, de sexualité, de race, et de classe sont-elles traitées dans La Migration des cœurs ? Dans quelle mesure, et de quelle manière, ce roman s'insère-t-il dans une problématique “postcoloniale” ? Quelles théories postcoloniales (voire féministes) permettraient de mieux comprendre le "message" du roman ?


Les différentes intersections dans La Migration des Coeurs

Couverture de La Migration des Cœurs


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Contents

La Théorie Postcoloniale

Histoire du mouvement politique

Les mouvements d’autodétermination et d’indépendance dans les colonies ont augmenté après la Seconde Guerre mondiale avec la création de nouveaux états. Il y avait beaucoup de guerres anticolonialistes, par exemple, La Guerre d’Algérie (1954 - 1962). Les nouveaux gouvernements et systèmes économiques ont transformé les modes de vie avec de grands changements structurels. Maryse Condé intègre la transition politique dans La Migration des Coeurs avec le contexte postcolonial de Cuba: « Noirs maires, députés, sénateurs. Mais cela ne changeait pas grand-chose à la condition de leurs frères de couleur » (Condé, 1995: 108). Il y a aussi des changements dans l’espace et la géographie, la réforme des cartes et des frontières, et le contrôle des ressources et du terrain. La société est bouleversée par la colonisation donc l’effet “undermined civilisations, ruined nationalities, extirpated “the root of diversity” (Césaire, 2000: 76). Dans La Migration des Coeurs, Condé utilise les cadres colonials de Cuba (espagnol et américain) et de Guadeloupe (français).

voir aussi: Migration des cœurs - Groupe 1: Histoires et récits

Naissance du mouvement littéraire et idéologique

Dans le contexte postcolonial, il y a des mouvements littéraires et idéologiques dans le processus de comprendre le passé et de reconstruire un sens d’identité. Depuis les années soixantes-dix et quatre-vingts, une nouvelle épistémologie s’est dégagée, une qui incorpore les idées des disciplines différentes. Le développement de ces nouvelles idées a coïncidé avec la même période de l’âge adulte de Condé et de ses études. Le postcolonialisme est une réaction contre la répresentation inégale des cultures et la focalisation eurocentrique et a les mêmes fondations du postmodernisme comme critique de la modernité et de la rationalité. Cependant, le postcolonialisme se concentre sur les constructions et les idéologies impérialistes. Il offre une critique de l’histoire coloniale dont l’inégalité et la violence ont perpetué - « Parce que l’abolition de l’esclavage n’avait rien changé à rien. C’était toujours les grands békés qui faisaient la loi et les nègres qui mangeaient la misère » (Condé, 1995: 26).

Le mouvement postcolonial est surtout concerné avec les identitées fragmentés des colonisés. Les origines diverses résultent dans “migrancy, liminality, hybridity, and multiculturality” (Lazarus, 2002: 4). De plus, il y a l’invasion de l’esprit autochtone et un effet psychologique (Fanon, 1968). Il y a un élément de la praxis avec le retour de la ‘voix’ aux peuples subalternes et un renouveau de l’agence. Pendant la période coloniale, il y avait le discours et la construction de ‘l’autre’ comme le ‘subalterne’ (Spivak, 2001). Il y a “structured inarticulacy at the elite levels of state and civil society – such that to be positioned as subaltern in any discursive context is to be incapable of representing oneself within that context” (Lazarus, 2002: 9). C’est remarqué dans La Migration des Coeurs que « Je voyais les Noirs partout subalterns, ombres soumises, allant et venant à travers l’habitation et satisfaisant aux moindres caprices » (Condé, 1995: 108). Les relations et les hiérarchies du pouvoir sont enfoncées dans le discours. Condé conteste la norme dans La Migration des Coeurs en donnant le voix aux domestiques noirs, par exemple, les narratrices Nelly Raboteur, Lucinda Lucius, Sandrine et Dorsica (Migration des cœurs - Groupe 3: Les personnages).

Structure et Style

Le postcolonialisme dans la littérature rejette les structures occidentales et essaie de redécouvrir les narrations traditionnelles. Il y a donc un retour d’une histoire ‘verbale’ avec le narrateur direct, le compte collectif (‘nous’) et l’expérience émotive. Les textes sont souvent quasi-autobiographiques, et toujours personnels et introspectifs. Certains auteurs ont la tendance de « identifying postcolonialism as postcoloniality, that is as a condition of ‘being’ - in literary, subjective and epistemological terms » (Goss,1996: 242). Le langage qui est utilisé est un mélange de langues coloniales (le français, l’anglais et l’espagnol) et de dialectes autochtones. Condé intégre le créole et le français dans La Migration des Coeurs. Il est clair que “Language in this sense is not a passive object. In representing peoples and places, it has the capacity to make and remake them” (Marx, 2002: 86).

La critique du canon littéraire westerne et des textes classiques est manifestée dans les reécritures postcoloniales, celles qui transportent le recit au nouveau contexte. Condé utilise l’intertextualité pour faire référence à “Funeral Blues” de W. H. Auden (Condé, 1995: 125) dans le deuil de Cathy. Aussi, pour évoquer la culture indienne, elle cite le « Rāmāyana » (Condé, 1995: 165). Condé approprie des genres littéraires, surtout la tragédie classique, mais elle complémente ceci avec le vaudou, le mysticisme africain et le réalisme merveilleux. Ces techniques “re-examine the interaction between literature and history as well as redefine the meaning of cultural literacy and literary culture” (Marx, 2002: 83).

La structure des textes postcoloniaux néglige souvent la narration linéaire et chronologique. La Migration des Coeurs est une narration fragmentée avec des perspectives différentes, celles qui sont omniprésentes et directes. Dans l’écriture postcoloniale, le temps et l’espace sont fluides dans les thèmes du mouvement et de la migration. Les frontières entre le monde réel et imaginaire sont floues, par exemple, la naration de mort de Cathy.


voir aussi : Migration des cœurs - Groupe 2: Structure narrative et Migration des cœurs - Groupe 4: Les procédés littéraires

Thèmes et Intersections

Dans la La Migration des Coeurs, la théorie postcoloniale se mêle à la focalisation des hiérarchies du pouvoir à travers des axes sociaux.Le postcolonialisme déstructure les dichotomies de la domination/la soumission qui gouvernent les relations sociales. Condé explore les thèmes suivants: sexe,sexualité, race, classe sociale et spiritualité.

1. Sexe

L’intersection du sexe et du texte comprend les rôles asymétriques des genres et la subordination des femmes. Sexe est une construction artificielle de pouvoir en ce qui fait un 'homme' et une 'femme'.

2. Sexualité

Cette partie explore la nature des rapports sexuels et la sexualisation des personnages, surtout les noirs (par exemple, le fécondateur Razyé).

3. Race

Les constructions coloniales créent des différences et des hiérarchies raciales. Condé utilise la classification des Caraïbes - les békés, les mulâtres et les noirs.

4. Classe Sociale

La classe sociale est analysée dans le contexte du marxisme. On voit aussi la subversion des classes sociales dans La Migration des Coeurs avec le mouvement des personnages entre les statuts sociaux.

5. Spiritualité

La théorie postcoloniale invite la récupération des traditions religieuses. Condé utilise le retour du vaudou et de l'esprit africain en contraste avec le christianisme qui était imposé par les colons.


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Sexe et Sexualité dans La Migration des Coeurs

Sexe

Dans La Migration des Cœurs, le sexe est un sujet qui paraît à travers tout le roman. Les femmes sont traitées d’une façon inégale et oppressée. Elles subissent des circonstances différentes et surtout pire que les hommes. Les hommes sont aussi représentés d'une manière qui souligne leur position dominante dans la société.


Les femmes dans La migration des cœurs

Les citations ci-dessous récapitulent le rôle des femmes dans les Antilles, où le roman prend place. Il nous donne un cadre pour examiner l’expérience des femmes dans La Migration des Cœurs

"There is an uneasy sense of indulgence (and perhaps, even, explicit misogyny) in the extended descriptions of the devastated female body: devoured ovaries, traumatized vaginas..." (Lang: 180)

"Women are associated with a less heroic kind of trauma [than men], linked to quintessential 'feminine' experiences (sex, pregnancy, childbirth)." (Lang: 180)

Au début du roman, on peut voir comment les femmes sont traitées par les hommes, même dans l’environnement familial. Par exemple, Justin donne à sa sœur Cathy « une seule calotte, il l’envoya rouler à terre » (Condé, 1995: 33), et ensuite il dit : « « …qu’est-ce que tu veux ? Un ventre à crédit ? » » (Condé, 1995:33). Ses actions montrent comment les hommes peuvent maltraiter les femmes sans conséquences (Chauleau, 1979). Cela supporte aussi la deuxième citation de Lang, qui stipule qu’il y a une représentation importante des références comportementales concernant les femmes.

Les grossesses de Cathy (I), Irmine, et Cathy (II) mettent l’accent sur les expériences « féminines » manifestes dont Lang parle. Quand Cathy (I) est enceinte, elle est décrite comme large : « on ne voyait guère que la charge de son ventre, car toutes les formes de son corps avaient fondu… En un mot, sa beauté n’était plus qu’un souvenir. » (Condé, 1995: 85). En outre, elle meurt pendant son accouchement. Les grossesses et accouchements d’Irmine sont aussi décrits comme durs, elle les décrit comme étant douloureux. La vulnérabilité et l’impuissance des femmes sont soulignées par son cas, car personne est là ni l’aide pendant qu’elle a « poussé le fœtus dans des flots de sang ; j’ai coupé le cordon ombilical avec un couteau » (Condé, 1995: 104). Le choix de ces mots soutient la première citation de Lang car c’est une description détaillée du corps de la femme. Quand Cathy (II) est enceinte, elle connaît des difficultés avec sa grossesse et elle aussi meurt pendant son accouchement.

L’idée de la victimisation est aussi soulignée à travers le roman. La citation ci-dessous, de La Migration des Cœurs résume les expériences des femmes :

« Car le domaine des Belles-Feuilles était rempli de soupirs et de peines de femmes noires, mulâtresses, blanches, unie dans la même sujétion. Esclaves violées par des planteurs sadiques. Maîtresses empoisonnées pour des rivales et mourant dans des souffrances sans nom à la table des banquets. Vierges vendues pour de l’argent et des morceaux de terre à des vieux corps. Sœurs convoitées par leurs frères. Mères par leurs fils. Huit jours après ses noces, une épousée s’était jetée la tête en avant depuis la galerie circulaire du deuxième étage, et la tache de son sang colorait les pavés de l’entrée. Pour la cacher, les servantes plaçaient dessus des anthuriums et des alpinias en pot. Après le rétablissement de l’esclavage par le fameux Richepance, des négresses mandingues s’étaient elles-mêmes serré le cou avec des garrots plutôt que de reprendre les fers. Et, discernant ces plaintes et ces soupirs sous les échos de la fête nuptiale, Cathy comprenait qu’elle prenait place de son plein gré dans une longue procession de victimes. » (Condé, 1995: 56-7)

La première phrase est très pertinente : elle renforce l’idée que l’oppression est ressentie par toutes les femmes, sans tenir compte de la couleur de leur peau. L’idée que les femmes sont « unie[s] dans la même sujétion » (Condé, 1995: 56), est évidente par le nombre d’amitiés entre femmes dans le roman, comme l’amitié de Cathy (I) et sa mabo Lucinda, Irmine et sa mabo Julie, Cathy (II) et Romaine, et Cathy (II) et Ada. Toute la citation souligne encore l’évidence de la sexualité et les expériences féminines dont Lang parle. Mais dans l’ensemble, la nature cyclique de la violence et le mal traitement des femmes sont évident dans ce passage.

Le viol des femmes est aussi présent dans le roman. La notion du viol supporte les idées de Lang, mais aussi renforce la subordination des femmes par les hommes. Il n’y a pas de conséquences pour ces actes, alors c’est comme si le bien-être des femmes n’est pas important. Par exemple, Irmine est violée par Razyé ; elle le décrit dans une lettre à Lucinda :

« … il montait constamment sur moi. Il me déchirait, m’abreuvait de caresses et me couvrait de sa semence blanche et mousseuse. » (Condé, 1995: 83)

Un autre viol poignant dans le roman est celui d’Étiennise par Justin-Marie. Celui-ci est notable parce que Justin-Marie est malade et faible, mais il peut encore prendre avantage d’Étiennise. C’est un peu un commentaire sur la position des femmes comparées aux hommes.

En examinant ses exemples, c’est évident que les femmes n’occupent pas la même position sociale que les hommes. L’abolition de l’esclavage en 1848 n’a pas rendu toutes personnes égales (Chauleau, 1979).

Les hommes dans La Migration des Coeurs

Les hommes occupaient une place dominante dans la société (Chauleau, 1979), ce qui est évident à travers La Migration des cœurs. Le personnage de Razyé exemplifie cette idée. Au début du roman il dit à sa maîtresses, Doña Stefania :

« Je dois me venger. … Je mettrai le deuxième à genoux et si je dois tuer le premier avec mes deux mains, je le ferai. » (Condé, 1995: 22)

Le concept de vengeance contre un homme qui a pris une femme est surtout masculin, et c’est le plan qui pousse une grande partie du roman. Ailleurs, Razyé est décrit comme un homme qui fait « peur » aux gens(Condé, 1995: 41), qui est « raide comme un manche à balai » (Condé, 1995: 49), et « musclé et bien proportionné » (Condé, 1995: 62). Il est le personnage qui incarne les caractéristiques masculin dans le roman.

Par contre, les personnages comme Aymeric et Déodat Déodatus sont décrits comme étant moins typiquement masculin que Razyé. Aymeric est décrit comme un « Chérubin céleste » (Condé, 1995: 47) et « blonds » Condé, 1995: 60) ; comparé à la noirceur de Razyé, il est presque enfantin ou féminin. Le personnage mineur de Déodat (l’amoureux de la servante Romaine) est aussi décrit comme étant enfantin. Dans son récit, Romaine le décrit :

« … il ne pesait pas plus lourd qu’une épluchure de canne. Il n’était pas plus haut qu’une touffe d’herbe de Guinée. Quand il se couchait sur moi, je ne sentais pas ma charge et je croyais serrer un tout petit enfant… » (Condé, 1995: 239)

Il est intéressant de noter que le personnage de Razyé, typiquement masculin, finit par dominer le personnage à caractéristiques moins masculin, Aymeric. Cela souligne l’avantage de ces caractéristiques, surtout comparées aux caractéristiques féminines.

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Sexualité

La Sexualité

Cette partie explore la nature des rapports sexuels et la sexualisation des personnages, surtout les noirs.

Ces rapports sexuels et explorations de sexualité sont une manifestation des concepts postcoloniaux. Dans un contexte postcolonial, La Migration des Coeurs est un livre à la recherche de l'identité Antillaise. Maryse Condé donne à ses personnages et à ses ancêtres une voix dans de l'histoire. Une partie de cela sont les rôles et les représentations joués par les femmes et les hommes dans leurs interactions sexuelles.

La distinction de sexualité et de sexe n’est pas toujours claire, et les deux idées travaillent ensemble.

Les Intersections de Sexe et Race

L'idée de la sexualité dans La Migration des Coeurs doit se discuter avec le concept postcolonial de race. Dans "Race-ing Representation: voice, history and sexuality", Ongiri (1998: 236) suggère les questions de la sexualité présentent des problèmes pour le construction d’une identité noire (et Antillaise) postcoloniale. Alors, le roman et, en particulier, ses représentations de sexualité, est une réaction à l’oppression coloniale.

“The colonizer is engaged in the process of capturing what is savage to take it home and domesticate it. As long as the kidnapped keep their language silent, those in control of the language find they have a useful screen on which to project their dark fantasies” (Myrsiades & Myrsiades, 1998: 12).

Dans le roman de Condé, les noirs, les femmes, et les homosexuels donnent au lecteur leur avis et leurs histoires: stratégie littéraire peu vue auparavant.

Ongiri (1998: 236) dit qu’il y a une anxiété pour “the possibilities of cohesion and wholeness in the scripting of the narrative of the Black nation directly onto Black bodies in an unimagined reality”. Comme ça, par exemple, quelqu’un qui est noir et homosexuel existe sans une voix ou une identité fixe. Ongiri (1998: 242) discute que cette exclusion existe parce qu’il y a “historical circumstances that mark desire in the context of black bodies as dangerous”.

Les Voix Différentes

Alors, les représentations de Condé des “dangers” de la sexualité (et de larace) aident le lecteur à comprendre et écouter la voix oppressée d'une perspective postcoloniale. Morrison (1995: 625) écrit que c’est un processus de la récupération de l'histoire:

“The novelist allows her fictional persona to overcome several ‘absences’ by reclaiming her voice-on behalf of her ancestors, male and female, on behalf of her race and community, and on her own behalf-and by inscribing her/their story.”

Cette idée continue dans les autres oeuvres de Condé aussi. En fait, c’est une partie du mouvement postcolonial. L’auteur Aimé Césaire (1956: 44-45) dit dans Cahier d’un retour au pays natal que “ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir”.

Les livres de Condé offrent "une voix à cette femme que l'Histoire a souvent rendue muette et reléguée au rang d'objet sexuel” (Identité: Créolité et féminité chez Maryse Condé: online). Condé utilise des narrateurs diverses pour représenter les opinions des femmes des générations sur les îles des Caraïbes. Les voix de Lucinda et Nelly, par exemple, démontrent leurs vies dans le monde coloniale et patriarcale.

Comme La Migration des Coeurs, Moi, Tituba, Sorcière et La Vie Scélérate,deux autres romans de Condé, on y trouve cette nouvelle voix pour les femmes Antillaise (Jurney 2003; Morrison 1995). Dans l’histoire, la femme noire est souvent représentée comme un symbole d’exotisme, pour le regard masculin (et le regard des colons); elle est l’autre: “Most of the time, they were seen as erotic… Even when they are very intelligent, the way that most black women can succeed is with their bodies, through their figures” (Condé in Condé & Lewis, 1995: 545).

Les descriptions de Condé sur la sexualité sont décrites dans un monde privé, mais elle les expose pour une discussion. Tout comme elle présente les vies des gens noirs qui étaient des esclaves, et qui étaient oppressés, Condé continue l'idée d'exposer les actions d'oppression. Elle parle des viols violentes entre l’homme et sa femme (eg Irmine et Razyé I). Où, les actions homosexuelles, qui sont condamnées dans ces temps. Par exemple, elle suggère des relations sexuelles entre Cathy I et Lucinda.

La sexualité est un thème clé de La Migration des Coeurs et une contribution importante à la théorie postcoloniale. Les conversations de la sexualité, des relations avec la race, de l'importance de la voix oppressé - noir, homosexuelle, femme, homme: “What was once debased becomes subversive and then normative in the service of a heightened conversation that enriches society as a whole” (Myrsiades & Myrsiades, 1998: 13).

Voir aussi Les Procédés Littéraires et Structure Narrative

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Race, Classe et Spiritualité dans La Migration des Coeurs

Race

L’intersection de race est très importante dans le roman de Maryse Condé La Migration des Cœurs . La race des gens change l’idée de classe comme une fondation du roman. Dans ce roman, la race représente le statut social de tous les personnages dans l’histoire contrairement à la fondation de la classe dans le roman d'Emily Brontë Wuthering Heights. Les fragmentations de la communauté dans La Migration des Cœurs sont liées aux idées postcoloniales et aux relations de pouvoir dans la société. Voir la Théorie Postcoloniale


Dans un entretien sur l’identité culturelle par Marie-Agnès Sourieau, Maryse Condé a dit que « je n’ai pas de respect pour la race… c’est une notion dépassée dont il faut se débarrasser » [Sourieau et Condé, 1999: 1097]. Elle croit que « la notion de race devient beaucoup moins importante puisqu’on arrive à une société où les gens sont mélangés selon toutes sortes de combinaisons ethniques… une revalorisation du métissage » [Sourieau et Condé, 1999: 1093] Cette idée indique qu’elle a le désir pour un changement de la notion de race dans la société de la Guadeloupe au contraire de l’époque de ce roman et qui probablement existe encore aujourd'hui et dans l'avenir.


Dans le texte, les personnages représentent chaque ‘race’ et sorte d'ethnicité de la société des Antilles [Mesh, 1998]:Cuba, la Dominique, la Guadeloupe et Marie-Galante.

  • Il y a le nègre noir qui est représenté par Razyé - un des personnages central comme Heathcliff dans Wuthering Heights. Il représente les personnes du bas de la société selon sa race, sa noirceur.
  • Les Zindiens sont les immigrants d’Inde qui arrivaient en Guadeloupe après la première abolition de l’esclavage. L’exemple est Sanjita et sa famille qui se trouvent dans les positions domestiques de la société.
  • Les békés sont les blancs créoles, les descendants des premiers planteurs blancs qui se trouvent dans les plus hautes positions de la société. Ils ont la majorité du pouvoir social au-dessus de la société. L'exemple dans ce contexte est Aymeric et Irmine.
  • Il y a aussi les mulâtres qui sont les personnages, comme Cathy I, son frère Justin et Cathy II, qui sont un mélange entre les noirs et les blancs au degré différent. L'idée écrasante de telles sociétés indique souvent que les plus blancs sont les plus hauts dans la hiérarchie sociale. Le sens parallèle dans la société anglophone à l'époque est la différence entre les classes des blancs plutôt que la couleur de la peau.


Dans une critique de La Migrations des Cœurs par Cynthia J. Mesh, elle expose que le thème principal du texte est lié avec une phrase dans la première partie de l'histoire « Triste société, où les qualités sont définies selon la couleur de la peau! » [Condé, 1995:92] Pendant toute l’histoire il ya des références à la couleur de la peau qui suggèrent leur position sociale et donne une indication de leur position en Guadeloupe.


Il y a beaucoup de problèmes avec un tel système hiérarchique basée sur les notions de race qui sont indiquées dans toute l’histoire.

« Ils ne comprenaient pas qui était ce Guadeloupéen, trop clair pour être un nègre, trop noir pour être un mulâtre, et gueux avec ça. » [Condé, 1995 :311] Cette citation fait référence à Razyé II à Roseau et indique la difficulté de l’identité des gens qui sont d’origines diverses, des fois ils ne partagent ni l’une ni l’autre.


Dans le récit de mabo Julie elle dit «  Je resterais toujours et toujours une négresse à Blancs » [Condé, 1995: 115]. Tel idée dans ce roman indique le contexte qui situe la couleur de la peau comme un aspect monolithique dans la société; plus important que la formation, les valeurs respectueuses ou les principes moraux. C'estla couleur de peau qui est le premier trait de caractère que la société examine.


Les notions, d’une société qui s'est fondée sur la race dans ce contexte des Antilles qui sont les sentiments de Condé, qui a le désir d'un changement de la hiérarchie raciale, sont répétées pendant tout l'histoire:

  • Quand Razyé exprime le désir d'être blanc pour conformer à la hiérarchie raciale « Ah, qu’est-ce que j’aimerais être blanc ! Blanc avec des yeux bleus ! Blanc avec des cheveux blonds sur ma tête ! » … « Si j'étais blanc, tout le monde me respecterait! Justin comme les autres! » Nelly Raboteur lui dit, pour exprimer la hiérarchie idéale de Condé « ...tout le monde vous aimerait si vous montriez meilleur cœur... et si vous laviez un peu plus. » [Condé, 1995: 36]
  • Dans le deuxième chapitre de la deuxième partie en Guadeloupe, Cathy – la fille d’Aymeric et Cathy – exprime son désir pour « un pays où ni les classes ni les couleurs n’existaient. » [Condé, 1995:145]


Ces sentiments, qui sont partout dans le roman, suggère les sentiments de Maryse Condé pour un grand changement du system social qui est établi sur la race. L’utilisation de race est le symbole pour les fractions de classe dans l’histoire de Emily Brontë « Wuthering Heights ». [Mesh, 1998: 875]

Classe Sociale

(Condé, 1995: 241) – « Je détruirai … tous ceux de sa classe » - Razyé à Romaine

Dans le texte, il y a plusieurs niveaux de tension entre les gens de la Guadeloupe. (Voir Migration des cœurs - Groupe 1: Histoires et récits pour plus de détails) Autant que les différences raciales sont les plus pressantes des problèmes, c’est de cette différence que le problème le plus important durant la hiérarchie de classe sociale est né.

Les Racines de la Classe Sociale

La classe sociale est intrinsèquement liée à la race dans le temps illustré dans ce livre. Il y avait une hiérarchie sociale entre les Noirs et les Blancs (et aussi les autres dénominations de guadeloupéen(ne)s, mais avec les Blancs à hauteur) à cause de la division des fortunes développées aux temps de l'esclavage. Les Blancs sont devenus plus riches dans le temps de la colonisation parce qu’ils avaient pris la plupart des propriétés, prenant les autres gens du pays comme serveurs. Alors, après l’abolition d’esclavage, bien que les esclaves aient été donné leur ‘liberté’, et ont été prononcé citoyens, ils n’ont pas eu un moyen quelconque à faire leur vie, sans aucune façon pour se lever en dehors du cycle de pauvreté. Les générations suivantes, comme celles du temps de l’esclavage (comme Lucinda décrit pp 73) sont resté les travailleurs pour le Blanc-Pays.

C’est ce cycle de pauvreté que Marx a proposé dans le « Communist Manifesto », où il faut avoir une révolution en masse du prolétariat pour faire une société sans hiérarchie de classe. Nous avons un exemple clair de la disparité entre les classes dans le récit de Romaine où elle décrivait qu’il y avait deux « La Pointe » – un sans un sou, et l'autre incroyablement riche.

C’était à cause de cette hiérarchie injuste de classe que les français se sont révoltés contre les aristocrates de leur pays (Hunt, 2004:4) Voici pourquoi il y avait un niveau d'hypocrisie de la part des français colonials – tandis qu’ils s'étaient battus pour ‘égalité, fraternité, liberté’. Quelques décennies plus tard, ils subjuguent les autres humains et ont recréé la hiérarchie de classe en la forçant sur les colonies.

La Classe Sociale dans La Migration des Coeurs

La politique de la classe sociale (voir aussi L’ascension des anneaux de la société ci-dessous )

  • Dans le personnage de Jean-Hilaire Endomius et le parti socialiste, on voit la manifestation des haines contre la hiérarchie de la classe sociale dans la société. C’est pourquoi les révolutionnaires sont socialistes (même Blanquiste, en voyant leur manière d’organisation et d’action révolutionnaire) – « poverty is a breeding ground for communism ».<ref>Gen. Marshall de les États-Unis, oratoire « The Marshall Plan » June 1947)</ref>. Depuis que Razyé voulait se venger d’Aymeric pour avoir pris Cathy, il a tordu sa haine contre cet homme en haine de « tous ceux…de sa classe » (Condé, 1995: 241), et a joint ce Parti.
  • En décrivant l’histoire de Marie-Galante (3ème partie, 1er chapitre) le narrateur dit que les révolutionnaires ont détruit les békés mais avaient aussi détruit leur terre et la nourriture et moyens de revenu avec cela. À leur tour, les gens, pour qui les révolutionnaires révoltent, perdent leur revenu et la vie, tandis que certains comme Razyé dans le parti tiennent la fortune. C’est les prédictions exactes d’Engels en critiquant le Blanquisme.<ref>F. Engels. ‘’Le programme des émigrés blanquistes de la Commune’’ 1873</ref>
  • « leurs [des Noirs] péchés leur avaient brûlé et craquelé la peau » (Aymeric à Cathy II - Condé, 1995: 98) – Un des hommes le plus haut de la société est de cet opinion tordu, est c’est très dangereux parce que les autres le suivent, faisant un cycle continuel de la discrimination. On voit que le pouvoir de statut ne se délimite pas à l’influence fiscale. (voir aussi Aymeric Analyse du personnage pour explorer son rôle symbolique dans la société.)


L’ascension des anneaux de la société

  • Pour monter les anneaux de l’échelle de la société, Justin Gagneur s’est marié à Marie de France (de Linsseuil), et a ouvert la voie pour Cathy de se marier à Aymeric. Elle aussi a voulu cette augmentation de son statut dans la société, et nous le voyons par la façon dont elle s’est changée en « jeune fille de bonne famille » après avoir passé un séjour auprès d’Huberte de Linssueil (Condé, 1995: 42), et aussi sa renonciation de l’idée de se marier avec Razyé, en l’appelant une « dégradation » (Condé, 1995: 48). Les vrai békés ne veulent pas de Justin, le pensant ennuyant – ou les sœurs venaient pour visiter Marie France : « [elles] s’offusquaient…de ses mauvaises manières] » (Condé, 1995: 43). Ceci montre aussi les réactions aux gens qui essaient d’être ce qu’ils ne sont pas – l’idée de l’ordre sociale. C’est une toute autre chose s’ils s’étaient levés à force de travailler (par méritocratie).
  • On constate que, dans la génération de Cathy/Razyé, il n’y a pas une sorte de méritocratie par laquelle les autochtones peuvent assentir leur statut, ce qui reflète la nature des temps qui a suivi immédiatement l'esclavage. Malheureusement, le seul exemple de la richesse d’un Noir est celui de Razyé – mais c’est gagné par le pillage. Mais, à la fin du roman, quand nous rencontrons la nouvelle génération de Cathy II/Razyé II, on voit l’espoir. Razyé II utilise la richesse gagnée par la génération d’avant (par Razyé I) pour lever les gens d’alentours dehors du cycle de pauvreté par les donnant du travaille sur son demeure.
  • Razyé était à la hauteur du temps pendant la révolution contre les Blancs : il a acheté la terre d’un Blanc « pour un bouchée de pain » (Condé, 1995 : 116) et a gagné une femme d’eux et l’avoir enceinte avant que se lui marier. Il est exalté pour cela, surtout le celui-ci, est cette sentiment d'exaltation montre l’extrémité du vœu du peuple d’abaisser le Blancs-Pays et tout leur fortune.
  • Razyé II représente la classe des gens le plus bas, ceux qui ont rien. Il est parti de sa famille sans un sou et veut s’éduquer, et alors il a cherché Cathy (une institutrice). Cathy II représente à la fois la classe des békés qui travaille pour lever les plus bas la société y compris, et surtout, les autochtones, et aussi quelques uns des autochtones eux-mêmes qui travaillent à se lever et le faire aussi pour ses frères/sœurs par fraternité/sororité. C’est exactement ce que M.Schoelcher a encouragé (selon Cathy en citant les études de son père. (Condé, 1995: 231))


Sexisme au niveau de la classe sociale

  • La consternation que Cathy II a évoquée quand elle a commencé à enseigner c’est que les femmes sont capables de lire et d’écrire. Alors, les femmes sont plus bas que les hommes dans chaque niveau de la classe. Il y a aucune mention de sa couleur ou bien son héritage dans cette expression du narrateur : « Depuis quand est-ce que les filles sont capables de lire et d’écrire et d’enseigner aux enfants ? » (Condé, 1995: 223).
  • On voit l’extrémité du négligence pour les femmes en la vie d’Irmine. Sans la protection de sa classe, ce dont elle s’est tout volontairement débarrassée, elle n’est qu’une femme, et utilisé comme un objet par les hommes autour d’elle. (voir aussi Irmine)


La Fin de la discrimination

  • Le mélange des aspects raciaux, de classe et toutes autres complications dans les personnages de Razyé II et Cathy II symbolise la vraie fin de la discrimination de toutes sortes, où n’importe qui serait lié l’un à l’autre sans sachant le vrai nature de son héritage; la seule chose qui reste sera la nature humaine et la nécessité d’épandre son amour, comme Cathy a fait pour Razyé en se sortant de tout son confort, et que Razyé a fait pour leur fille pour son avenir.


Voir références

Le Vaudou

Le Vaudou est un mot fon qui signifie "culte des esprit". On peut retracer ses origines à un mélange de pratiques magiques africaines associées au culte catholique. En effet, on y retrouve plusieurs éléments similaires à la Religion Catholique: le calendrier vaudou semble être adapté au calendrier catholique et les esprits vaudou nommés "loas" rappellent les Saints catholiques.

Le Vaudou est né en Haïti. A cette époque, les haïtiens étaient sous l'oppression et l'influence des colons européens. C'est ainsi qu'ils "métissèrent leurs traditions africaines au culte catholique". Esprit du Vaudou

Le Vaudou peut être considéré comme un outil de cohésion et voir-même de confort entre les esclaves. Ce rassemblement spirituel et social représentait une résistance face à l'esclavage.


Vocabulaire Vaudou:

Lwas --> lois

Zanges --> anges

Le Hougan --> chef ayant une grande responsabilité

La Mambo --> nom de la prêtresse dans la religion Vaudou

Erzulie --> rappelle la Vierge Marie

Source: Le Vaudou, lu le 3 Mai 2009


Enfin, pour plus d'informations, jetez un coup d'oeil sur Le Vaudou de A à Z


Le Vaudou dans La Migration des Cœurs

Dès les premières pages du roman la présence du Vaudou est inévitable. En effet, la première scène, méticuleusement décrite par Maryse Condé, est une procession du jour des Rois. Notons tout d’abord que, comme mentionné auparavant, le Vaudou mêle des traditions africaines à la religion catholique et en voici le premier exemple. Cette cérémonie se déroule le jour de la fête des Rois, c'est-à-dire l’Epiphanie dans la religion catholique, or la description ne reflète nullement cette célébration mais plutôt un rassemblement de différents personnages : c’est une cérémonie Vaudou. A la tête de celle-ci, nous rencontrons Melchior, un « babalawo, grand prêtre de la santeria, fils d’un omo-koloba » [Condé, 1995:13]. Melchior est le premier de plusieurs personnages liés au Vaudou que nous allons rencontrer dans le roman, il est suivit par Cileas, un kimbwaze [Condé, 1995:100], une haute dormeuse du Morne-la-Loge [Condé, 1995:126], maitre Mano [Condé, 1995:127], puis Mahdi [Condé, 1995:153]. Tous ces personnages représentent l’impossible quête de Razyé pour l’esprit de Cathy. D’ailleurs, à la mort de Cathy, il cherche à se procurer une photo d’elle, une boucle de ses cheveux et une robe qu’elle a portée. Le narrateur fait allusion au Vaudou en disant : « on peut faire tellement de choses avec un vêtement, une mèche de cheveux et un portrait » [Condé, 1995:94].

Plus loin dans le roman, Razyé nous donne même sa propre description du Vaudou :

« La religion venait d’Afrique. Oloron-Olofi avait créé la terre, l’eau, les plantes, les animaux pour le bénéfice de ses enfants a peau noire. Un samedi, Carlo m’emmena voir Melchior. […]. Au cours d’une leçon, il me dit que la séparation entre les êtres n’est rien, ni même cette étape finale et qu’on appelle la mort. » [Condé, 1995:121-122]


Pour plus d'informations sur les personnages de Razyé et Cathy voir: Les Personnages


Le mélange de religions dans La Migration des Coeurs

Dans ce texte,on a l'impression qu’on doit garder la religion de son pays d’origine. Ceci est lié à l’idée d’appartenance aux niveaux de la hiérarchie de la société – il ne faut pas aspirer à être ce qu’on n’est pas. Par exemple, Sanjita, quand ses trois fils sont pris par des maladies, se met à prier aux Dieux d’Indes (remarquons que ses parents avaient changé leur religion) (Condé 1997: 161). De plus, Cathy ne guérissait pas suite à la visite du docteur, mais a commencé à s’améliorer après à celle de Man Victoire. Ironiquement, tandis qu’Aymeric dit que « …si [Les Noirs] marchaient droit, se racheter tant l’amour de Dieu », tant de personnages maudissent ‘le Bon Dieu’ d’avoir fait l’intersection entre les Noirs et les Blancs, et « partageait si inégalement le bonheur et la fortune » (Condé, 1995: 273) Et quant à l’institution de l’Eglise, Razyé II remarque comment les églises tiennent leurs fruits, petits morceaux de leurs fortunes, pour eux-mêmes. Les prêtres, dans les temps des maladies, ont grondé les guadeloupéens d’avoir fâché Dieu en se révoltant contre les Blancs – mais n’est-ce pas vrai que tout individu doit être égal aux yeux de Dieu ? Condé semble se moquer de l’idée que « Christianity = civilisation, Paganism = savagery » (Césaire, in Eze, 1998: 223)


Voir aussi L'Histoire Religieuse dans l'histoire


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Références

  1. Anthias, F, Yuval-Davis, N, and Cain, H, (1993 ) Racialized boundaries: race, nation, gender, colour and class and the anti-racist struggle. Routledge
  2. Césaire, A, (2000) “Discourse on Colonialism” (trans. J. Pinkham) in R. Kelley (Ed.) A Poetics of Anticolonialism. Monthly Review Press, New York.
  3. Césaire, A. (1956 [1939/1947]) Cahier d'un retour au pays natal. Présence Africaine, Paris.
  4. Condé, M, (1995) La Migration des Coeurs, Robert Laffont, Paris.
  5. Condé, M. & Lewis, B. (1995) “No Silence: An Interview with Maryse Condé”, Callaloo. Vol.18, No.3, pp. 543-550.
  6. Engels, F, (1993) Le programme des émigrés blanquistes de la Commune
  7. Eze, E.C, (1998). African Philosphy. Wiley-Blackwell
  8. Fanon, F, (1968) Les Damnés de la Terre, Libraire François Maspero, Paris.
  9. Goss, J, (1996) “Postcolonialism : Subverting whose empire?” in Third World Quarterly, Vol.17, No.2, pp.239-250.
  10. Hunt, L.A, (2004) Politics, class and culture in the French revolution. University of California Press
  11. “Identité: Créolité et féminité chez Maryse Condé” [online] University of North Carolina. [Accessed May 23, 2009] www.unc.edu/depts/europe/francophone/Creole/creole_fren/introentiere.pdf
  12. Jurney, F. R. (2003) “Voix sexualisée au féminin dans ‘Moi, Tituba sorcière’”, The French Review. Vol.76, No.6, pp. 1161-1171.
  13. Lazurus, N, (2004) “Introducing postcolonial studies” in N. Lazarus (Ed.) The Cambridge Companion to Postcolonial Literary Studies, Cambridge University Press, Cambridge, pp. 1-19.
  14. Marx, J, (2004) “Postcolonial Literature and the Western Literary Canon, in N. Lazarus (Ed.) The Cambridge Companion to Postcolonial Literary Studies, Cambridge University Press, Cambridge, pp. 83-97.
  15. Marx, K, Mandel, E, Fowkes, B, and Fernbach, D, (1991) Capital. Penguin Classics
  16. Mesh, C.J, "Review: [untitled]" The French Review Vol. 71, No. 5 (April 1998), pp. 874-875, American Association of Teachers of French, p. 874.
  17. Morrison, A. (1995) “Emancipating the Voice: Maryse Condé’s ‘La Vie Scélérate’”, Callaloo. Vol.18, No.3, pp. 616-625.
  18. Myrdal, G, (1962) "Race & Class". An American Dilemma. SAGE 1962; 4; 3
  19. Myrsiades, K. & Myrsiades, L. (Eds.) (1998) Race-ing representation : voice, history, and sexuality. Rowman & Littlefield Publishers, Lanham.
  20. Ongiri, A (1998) “We are Family: Miscegenation, Black Nationalism, Black Masculinity, and the Black Gay Cultural Imagination” in Race-ing representation : voice, history, and sexuality Myrsiades, K. & Myrsiades, L. (Eds.) Rowman & Littlefield Publishers, Lanham.
  21. Sourieau,M and Condé, M, « Entretien avec Maryse Conde: l’identité culturelle » The French Review Vol. 72, No. 6 (May 1999), pp. 1091 – 1098, American Association of Teachers of French.
  22. Spivak, G, (2001) “Can the Subaltern Speak?” in P. Cain & M. Harrison (Ed.s) Imperialism: Critical Concepts in Historical Studies, Taylor & Francis, Philadelphia.
  23. Stasiulis, D. K. and Yuval-Davis, N, (1995) Unsettling settler societies SAGE

Voir aussi

- Fanon: http://www.english.emory.edu/Bahri/Fanon.html

- Césaire: http://www.kirjasto.sci.fi/cesaire.htm


Regardez les videos suivant :

Pari Gagnant: débat avec Maryse Condé

Audrey Pulvardécrivant la situation des Antilles



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