Migration des cœurs - Groupe 4: Les procédés littéraires

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Maryse Condé est une écrivaine reconnue pour son usage extensif des techniques littéraires dans La Migration des Cœurs qui enrichissent son histoire des Antilles. Ces techniques ont la tendance d'être basées sur les thèmes du roman, la majorité desquels sont mentionnés sur la page sur la structure narrative, parce qu'ils sont les piliers fondamentaux dont le reste de l'histoire dépend. Il est pour cette raison que cette page est divisée en thèmes, pour renforcer leur lien fort avec les techniques. Condé utilise les thèmes comme une base sur laquelle elle construit les personnages et leurs sentiments dans l'histoire, et ils sont reflétés dans le langage littéraire utilisé par Condé.


Contents

Les Techniques Littéraires Principales de Condé

Les techniques (ou procédés) littéraires qui sont régulièrement employés dans La Migration des Cœurs sont notés au-dessous afin de démontrer la portée générale du style téchnique de Maryse Condé. Pour obtenir une définition de ces techniques, cliquez sur les liens hypertextes qui sont aux côtés des termes notés dans la liste.

Ce qui est évident dans la liste ci-dessus, c'est que celles figures de style principales qui sont employées par Maryse Condé sont liées à la création des images littéraires. Cela dit, elle utilise un nombre d'autres techniques littéraires qui suscitent d'autres effets sur le lecteur. Pour accéder à une liste de plusieurs d'examples générals de ces figures de style, cliquez ici.

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Le Thème d'Animale/Bête

Razyé

  • Dans La Migration Des Coeurs, écrit par Maryse Condé , elle utilise souvent d’imagerie animale ou d’une bête pour décrire Razyé

« C’est en Guadeloupe qu’on m’a trouve nu comme un ver et braillant plus fort qu’un cochon qu’on égorge. En plein milieu des razyés. » Le caractère du Razyés est décrit en utilisant une métaphore de cochon pour exprimer ses manières sauvage. De plus, cela nous donne un aperçu de la perception des noirs à l’épochè de ce roman. Les noirs était vus comme des inferieurs des blancs, presque des animaux. Par ailleurs le fait que Rayzé était trouvé tout nu souligne ses origines natives et sauvages.

  • Quand Justin bannit Razyé de la maison à cause de ses soucis en se qui concerne la relation proche qui se développe entre Cathy et Razyé, Razyé est obligé de vivre dans l’écurie comme un animal et c’est là où il devient plus sauvage.

« Il avait perdu la vivacité et l’effronterie des ses manières. Il était devenu triste, grossier, un animal repoussant » En fait, c’est à cause du traitement cruel et indifférent de Razyé par les blancs, notamment par Justin, que ses manières deviennent d’autant plus animales.

  • Cette transformation de Razyé provoque des comparaisons entre Razyé et Cathy

« Comment cette belle jeunesse aurait-elle pu tolérer les caresses d’un individu pareil ? Et lui-même, pouvait-il apprécier tant de délicatesse ? Pour le bonheur d’un monstre, ne faut-il pas une monstresse ? » Les descriptions de Razyé deviennent plus extrêmes ; la métaphore d’un monstre. Après son rejet par la société dominant : la culture imposée aux noires par les békés, Condé utilise les symboles de Razyé et Cathy pour montrer la différence et le conflit entre la culture native de la Guadeloupe et la culture imposée sur la Guadeloupe par la métropole (la France). Razyé symbolise la perception de l’épochè de la culture de la Guadeloupe comme primitive et sauvage : une culture superstitieuse par exemple la religion de la Vaudou. Il est vu comme un monstre quelque chose qui est trop étrange et sauvage pour les békés de comprendre. Par contre Cathy symbolise les valeurs et la culture de la métropole cela et souligne par la vieille ma-sœur de Petit-Canal employée par Justin pour donner des cours de Cathy du « française, un peu de lecture, un peu d’écriture, mais surtout la broderie, la couture et les bonnes manières. » (p. 33) Cathy apprend la culture dominant et nous donne un contraste fort du « monstre » de Razyé.

  • Même dans la mort, Razyé n’est qu’une bête. Comme il commence au début de l’histoire comme un enfant de nature (nommé pour les razyés parmi lesquels il était trouvé), puis un animale « repoussant », puis une bête, puis un monstre, il est mort comme l’animale qu’il était. C’était « la mort du loup » (p. 262).

Le Symbole du Christianisme

Une église aux Caraïbes
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Une église aux Caraïbes

En tentant de déterminer une signification du Théorie Postcoloniale par le biais de son oeuvre La Migration des Cœurs, Maryse Condé emploie certains procédés littéraires qui évoquent des images fortement liées au Christianisme afin de souligner l'oppression de la bataille entre 'le bien' et 'le mal' pendant la période coloniale en Guadeloupe. Étant complètement différent au symbole du vaudou dans le roman, les images et les allusions chrétiennes sont souvent utilisées pour décrire certains personnages. De plus, elles sont des modes d'expression par le biais desquelles les personnages montrent leurs émotions.

Les allusions chrétiennes et les personnages

Maryse Condé emploie les allusions religieuses souvent dans le roman afin de signifier les charactéristiques de certains personnages, ce qui est une technique aussi utilisée dans Wuthering Heights d'Emily Bronte (Madden, W., 1972, pp. 128-129).

Razyé est régulièrement soumis à cette figure de style, étant souvent donné le nom "le diable" (p. 49) ou "Satan" (p. 134). Évidemment, ces noms portent des significations tellement négatives et ils agissent comme des symboles du côté obscur de Razyé. Par contre, Aymeric, qui est sans doute l'ennemi éternel de Razyé, est nommé à un certain point du roman un "beau Chérubin céléste" (p. 135) par sa soeur Irmine, ce qui est un exemple d'hyperbole et du respect d'Irmine pour son frère. La nature totalement contraire de ces deux allusions mets l'accent sur les personalités différentes de ces hommes, ce qui est une juxtaposition forte. De plus, les teints clairs et foncés de ces deux personnages renforcent ces métaphores, évoquant des questions de race et agissant comme des symboles du bien et du mal.

Quant aux personnages féminins du roman, Condé crée des liens forts entre leurs charmes, ou leurs réputations, et la religion. En addressant la mort de Madame de Linsseuil, Condé utilise le dialogue pour montrer l'importance de la religion pour la réputation d'une femme - "j'ai entendu dire que maman est partie la Noël passée...comme une vraie chrétienne. Le nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur les lévres" (p. 135). Cette citation inclue une allusion religieuse qui démontre la fiérité d'Aymeric de la nature chrétienne de sa mère, ce qui a méné à sa réputation assez positive parmi la population 'Blanche'. Cette relation entre les personnages féminins et la vértu est encore examiné par le biais de l'analogie en décrivant la bébé Cassandre "pareille, malgré son nom, à l'innocent Enfant Jésus de Prague dans sa casaque bleue serrée contre sa poitrine" (p. 131). Même si elle est une bébé, l'inclusion du terme "innocent" souligne ce lien.

Le fait que les personnages du roman ont des characteristiques si différentes, qui sont souvent liées au bien ou au mal, a permis à Condé d'employer les allusions, les métaphores et les juxtapositions pour examiner le symbole du Christianisme.

Les images chrétiennes liées aux questions de race

Maryse Condé est particulièrement douée en créant des images religieuses qui soulignent l'inégalité dans la société guadeloupéene pendant cette période coloniale et qui réprésentent clairement la mentalité 'supérieure' des Blancs vivant dans la communauté.

On peut citer comme exemple l'utilisation des images malfaisantes, et la métaphore, dans la citation suivante d'Irmine, qui réfère à la raison pour laquelle elle a appelé son enfant Aymeric- "je l'ai appelé Aymeric...dans l'espoir que le prénom de ce saint combattrait le mauvais sang qui noircit ses veines" (p. 109). Grâce à cette utilisation du monologue, un lien est créé entre ceux gens de peau foncé et "le mal", une idée qui est assez réprésentante de la mentalité "Blanc" à cette époque-là. La juxtaposition du nom "saint" et du phrase "le mauvais sang" mets l'accent encore sur cette idée et le statut 'supérieur' des Blancs.

La structure narrative permet aussi à Condé d'examiner ce thème. Le récit d'Irmine de Linsseuil, qui est essentiellement un monologue étant donné qu'il montre les pensées personnelles de ce personnage, inclue la recognition d'Irmine de la manière dans laquelle la couleur du peau a un impact sur la vie - "sans doute le bon Dieu avait-il une idée dans sa tête quand il a créé les hommes noirs, blancs, jaunes et même rouges. Il voulait montrer par la couleur que les uns ont toute déveine possible et imaginable; et que les autres sont ses préférés" (p. 105). L'utilisation d'hyperbole en référant à "toute déveine possible et imaginable" pose une juxtaposition à la chance des "préférés", montrant la croyance que c'est le Dieu chrétien qui a détérminé l'ordre social, et, implicitement, qu'il a reconnu les Blancs comme 'la race supérieure'.

Étant donné que le Christianisme est un domaine traditionellement des "Blancs" qui était utilisé comme une mode d'oppression pendant la période coloniale, Maryse Condé a bien choisi de l'utiliser pour créer des images, des métaphores et des juxtapositions liées au race.

L'Enfer, une métaphore appropriée de la colonisation?

Dans son roman victorien Wuthering Heights, Emily Bronte a examiné l'effet de l'environnement sur la mentalité humaine (Gose, E. Jr., 1966, p.2). En adaptant ce thème au contexte colonial de "La Migration des Coeurs", Maryse Condé considère une idée vraiment intéressante par le biais des images religieuses dans le roman - celle de la Guadeloupe coloniale et les vies des personnages comme une sorte de l'enfer. Cette métaphore filée mets l'accent sur la nature néfaste de la colonialisation.

Certains dialogues sont les modes par le biais desquelles Condé crée cette métaphore filée. Les allusions utilisées sont souvent ironique, ce qui souligne clairement ce message de Condé. Par exemple, l'utilisation de la métaphore dans une citation de Justin - "eh bien, le diable est sorti de son enfer" (p. 49)- implique que Razyé est revenue d'une période sauvage,'un enfer', et qu’il retourne à la civilisation. En fait, Condé attire l'attention du lecteur par le biais de cette téchnique au fait ironique que Razyé est en train d'entrer un enfer tellement plus horrible d'un point de vue psychologique et émotif.

Un autre exemple de cette téchnique est liée à l'utilisation de la structure narrative. Condé emploie la troisième personne dans la citation suivante pour démontrer une autre ironie de la situation coloniale et ses similarités à l'énfer - "parfois, elle tremblait en songeant à l'enfer" (p. 132). L'image visuelle d'Irmine, tremblant en pensant de cette futur potentielle, crée une ironie qui est immédiatement évidente au lecteur - la vie d'Irmine est l'enfer, et son mari, Razyé, est Satan.

Évidemment, Condé emploie cette métaphore filée pour démontrer les vies difficiles des personnages à cause de la colonialisation, ce qui rend leurs vies 'l'enfer'.

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Le Thème de Nature

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Condé crée un cadre menaçant en utilisant beaucoup de personnifications et d'imageries visuelles d’un thème de nature pour qu'elle puisse transmettre au lecture la sauvagerie de l'endroit, et comment cette sauvagerie représente celle des personnages et de la vie dans l'histoire. Les îles sur lesquelles l'histoire concentre sont des îles de mauvaises réputations ; leurs passés sont plein de révoltes esclavages, de massacres, de viols, et ces actions violentes sont souvent accompagnées par des désastres naturelles qui semblent refléter la malaise de la société (p. 221). Son style littéraire souligne l’importance de la nature dans l’histoire, car elle réfère à ce-thème-là par des comparaisons, des personnifications, et des imageries visuelles.

La nature est un réseau métaphorique surtout utilisée pour décrire les personnages – surtout Rayzé et les deux Cathys – et aussi pour exprimer la passion de la terre. En lisant l’œuvre d’une écrivaine francophone comme Condé, c’est impossible de séparer les personnages et leurs identités, et la géographie (Mireille Rosello, 1995, p. 565). Elle crée une passerelle tellement forte entre ces deux choses utilisant un réseau de métaphores, personnifications et imageries visuelles et, aussi, fortifie la passerelle entre l’identité et le passé violent des Antilles (Mesh, Cynthia, 1998, p. 874). La signification des comparaisons et descriptions c’est que la terre, comme la vie, est rigoureuse et dure, et c’est impossible de ne pas y succomber.

L'Engoulvent

  • Pour décrire L’Engoulevent, Condé provoque des images d’une terre ravagé par les forces de la nature, en particulier, du vent.

« L’Engoulevent, on l’avait baptisée comme cela, parce que les vents vendus du fin fond de l’horizon semblaient s’y engouffrer après avoir tournoyé parmi les calcaires, les cactus cierges et les razyés. On mesurait leur force à l’inclinaison des rares arbres qui poussaient, rabougris, racornis et tordues comme des vieux corps.» Le paysage est déformé par la force du vent qui estropie les rares arbres à L’Engoulevent. Ce paysage déformé symbolise les dégâts font par la colonisation en Guadeloupe, comme le vent défigure le paysage, la colonisation a corrodé la culture et la vie de la Guadeloupe qui existait avant.

  • Elle utilise pour décrire le paysage déformé une comparaison de temps forts et le force de chevaux galopants.

« Quand il y avait un cyclone ou tout bonnement tempête ou onde tropicale, c’est comme si des centaines de cheveux étaient lâches, piffaient et rugissaient » Les chevaux détruisent et ils corrodent la terre de la Guadeloupe, ce qui est comparable à la corrosion de la culture native de la Guadeloupe par la colonisation.

  • C’est la nature, avec « les arbres couchés devant la rage du vent » (p. 335), qui signifie l’Engoulvent et sa solitude et désolation. C’est un endroit avec un environnement tellement rigoureux, qui est surtout ravagé par le vent. Irmine y revient après la mort de Rayzé et elle retrouve « avec un plaisir surprenant ce paysage qu’elle n’avait pas oublié dans ses mauvais rêves » (p. 271).

Marie-Galante

L'île de Marie-Galante, aussi, est un endroit désolé, et dangereux, qui n'offre qu'une vie dure aux habitantes. La nourriture est rare, la terre est impitoyable, et les désastres naturelles souvent ravagent l'île est ses habitantes.

  • L’imagerie est utilisée de sorte que Condé puisse nous montrer comment Marie-Galante est vraiment «l’île qui meurt» (p. 222). L’île est comme «un radeau de terre amarré dans la mer, que la rage des vents de l’océan n’a pas encore démâté» selon Romaine (p. 238), et cette description indique comment est l’île tellement abîmée et balayée par le vent.
  • La désolation et la dévastation de l’île sont démontrées par les tempêtes et les autres cataclysmes naturels, mais la nature ne représente seulement pas le désespoir. Premier-né (Razyé II) aide Cathy dans son joli jardin avant ses leçons, ce qui représente leur amour florissant (p. 245).

La mer, aussi, joue un rôle très important dans cette partie du livre parce que Marie-Galante est une île et la mer est la source de bonté et santé et nourriture pour les habitantes, mais elle est aussi une source de peine, et de destruction aussi.

  • C’est une mer «hypocrite» (p. 261), qui est parfois douce et parfois enragé – ce qui est une personnification du tempérament toujours changeant de Cathy soi-même (p. 261), le même tempérament qu’elle héritait de sa mère.

La mer représente Cathy est son tempérament d’extrêmes, pourtant, c’est la tempête qui personnifie Rayzé.

  • C’est dit qu’il était « vomi par la fureur de la tempête» (p. 256).

Son arrivée à Marie-Galante pour retrouver son fils était accompagnée par une tempête violente, qui a détruit les bâtiments (tous sauve l’église) et qui a tué beaucoup d’habitantes. Le malaise et la violence dans l'âme de Rayzé sont souvent réfléchis dans la nature, surtout dans les cyclones et les tempêtes.

  • Il est comme «la noirceur des nuits de cyclone» (p. 251),un homme effrayant, et violente, qui porte l’obscurité, et incite le peur partout où il va.

Les figures de style qui lient l'amour avec la nature

Condé utilise souvent des images vives de la nature pour exprimer la passion dans le rapport entre Cathy et Razyé , par rapport a celui entre Cathy et Aymeric. Pour évoquer l'idée que leur amour depasse toute sorte de limite, elle emploie des métaphores naturelles et idéalistes comme «la lune céderait la place au soleil avant qu’ils ne soient rassasiés» (p. 66). En outre, il y a une comparaison entre l'amour stale avec Ayermic - dans lequel Cathy doit adopter le role de quelqu'un qui aime l'ordre, restant cloturée dans sa maison, par rapport à l'amour qu'elle partage avec Razyé . L'usage d'un tricola de leurs activités dans la nature -p. 29 «c’était driver à cheval…ils attrapaient des agoutis…ils piquaient des têtes dans la mer» - représente un amour plus vif. Retour à FRNC3672

Les Images Intenses de l'Amour et de la Sexualité

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Le thème d’amour et de sexualité est central de ‘Les Migration Des Coeurs’ - pourtant il ne se manifeste pas tout au même niveau. Condé emploie des images intenses pour représenter les dégres variants du concept d'amour - que cela soit un amour idéaliste (celui de Razyé et Cathy au début), ou un amour sans retour (avec l’arrive d’Aymeric) ou encore ses aspects plus douloureux, comme la souffrance de Rayzé tout au long de sa vie après la mort de Cathy. Ses descriptions fortes, parmi d'autres techniques, évoquent l'idée pour le lecteur que l'amour dans la vie est d'une importance primordiale. Pourtant, son abilité de juxtaposer l'amour profond avec les relations sexuelles sans valeur, en utilisant les techniques plus graphiques, fait aussi du texte un commentaire intéressant sur rôle des femmes et leur traitement d’objet sexuel dans la société postcoloniale.


La dichotomie entre l'amour et la douleur

Condé, par son texte, voudrait renforcer que la frontière entre l’amour et la douleur est très mince. Il est sa façon de juxtaposer ces deux éléments qui rend la situation des personnages plus désespérée, notamment pour Rayzé qui est tourmenté tout au long de sa vie par la séparation éternelle avec Cathy . Ce sont les descriptions vives des amants pendant leur vie ensemble – le choix des mots profonds pour décrire comment Cathy «se mit a idolâtrer Rayzé » (p. 22) ou les images fortes et sensuelles de «leurs corps emmêlés» (p. 29) – qui rend la catastrophe imminente, la mort de Cathy , plus pénible pour le lecteur.

Il est cet amour une fois irrésistible qui fait comprendre au lecteur le grand sens de perte pour Rayzé après la mort de son amante. La métaphore forte de la douleur étant «diluées dans son sang - il irriguait chaque particule de son être» (p. 100) souligne sa souffrance. Son sentiment de désespoir est démontré par deux questions rhétoriques consécutives, dans lesquelles il y a une analogie décrivant Cathy comme son «âme» - «comment vivrait-il sans Rayzé ? Un être humain peut-il vivre sans son âme ?»

Il est le monologue de Cathy après sa mort, dans lequel elle se lamente sur sa séparation avec Rayzé , qui montre au lecteur qu’elle éprouve les mêmes sentiments d’abandon que Rayzé – ce sont les phrases courtes et la personnification du vide –«je t’ai perdu. A jamais. Et ce vide m’oppresse» .(p. 96). Pourtant, l’omniprésence de Rayzé pour Cathy est présenté par l' anaphore de «dans» décrivant tous les lieux dans lequels Rayzé se montrerait «dans l’eau…dans la cave, dans la foule» (p. 95). C’est la répétition finale de «l’éternité’ (p. 98) qui évoque la solitude d’une existence sans son amant.


L’amour entre Cathy et Rayzé est tellement puissant, pourtant, ceci dit, ce n’est pas un exemple d’un amour parfait. La bataille entre l’amour et la haine est une autre facette des dichotomies représentées dans l’histoire, car il n’y a qu’une distinction subtile entre eux. L’amour est un tourment qui hante Rayzé non seulement quand Cathy est vivante, mais surtout quand elle est morte. Ces sentiments sont bien exprimés par Emily Brontë dans son œuvre, «  Les Hauts de Hurlevent » :

« Nelly, I am Heathcliff – he’s always, always in my mind – not as a pleasure, any more than I am always a pleasure to myself – but as my own being » (Brontë, Emily, Wuthering Heights, London (1847) page 82)

L'importance mise sur la passion sexuelle par les figures de style

En dépit de son amour assez superficiel envers Aymeric, Condé souligne l’importance de la passion sexuelle dans les rapports. Elle fait une comparaison entre Aymeric- anglais, conservateur et réservé - qui ne peut plaire à Cathy sexuellement, en utilisant la personnification de son «cœur et son corps (qui) mentaient et qu’il (A) ne lui donnait pas ce qu’il lui fallait» (p. 75). Ceci est juxtaposé avec Razyé, un «neg-mawon’, qui dans la traduction anglaise est «l’homme sauvage de la forêt» (p. 20) , qui lui rend plus passionnant et excitant comme amant. Cette phrase est affirmée par la métaphore utilisée par Cathy , qui dit que «la lumière rouge du plaisir nous a aveuglés» (p. 99) la première fois qu’ils ont fait l’amour.

Des images sexuelles graphiques - La femme comme 'objet sexuel'

Il est interessant que Condé fasse une comparaison entre cet amour et le lien sexuel si fort et impénétrable de Cathy et Razyé et la sexualité superficielle qui est évidente dans des autres partis du texte. La voix de Condé est évidente dans la prise de conscience d’Aymeric quand il se demande, avec des questions rhétoriques, si les femmes sont seulement « de la chair a plaisir ?» (p. 183). Ceci est visible dans le rapport sans amour entre Razyé et Irmine – le manque de sentiment est évident avec les images de bête – «il me prit avec sa sauvagerie coutumière’ – pour décrire un acte qui devrait normalement évoquer l’amour. En outre, l’idée qu’une femme est perçue comme objet sexuel se manifeste par la métaphore «Razyé m’a donnée a Justin» pour payer ses dettes. Les rencontres de Razyé avec des prostitués comme Mona qui n’arrive pas a «l’exciter» avec les images vivides et l’analogie avec son membre qui était «flasque, ride comme un cou de dindon» (p. 208)- ou même des images sensorielles des femmes qu’il apportait chez soi «à l'odeur de vice’ rabaisse l’acte sexuel (p. 281). De plus, on peut le voir dans le viol de Etiennise parJustin-Marie, ou un grand sens de force et dominance remplace un sens d’amour – «elle se trouva sous lui, étouffant sous le poids frêle de son corps» .

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Le Thème de Vaudou et de Surnaturel

Cette adaptation du roman d'Emily Bronte est une réinvention du livre fondée sur la société antillais. Maryse Condé remplace les éléments gothiques utiliser dans Les Hauts de Hurlevent par un thème beaucoup plus localisé dans la société guadeloupéenne.

Les thèmes du Vaudou et du Surnaturel sont des thèmes récurrents à travers le roman du La Migration des Cœurs. Condéutilise la religion pour souligner l’opposition des classes sociales dans la société guadeloupéenne. La Santeria une religion d’origine de la Caraïbe est juxtaposée avec le Christianisme, pour montrer ce conflit entre culture. Conde emploie une méthode de structure narrative troubler pour commencer l’histoire : on commence à Cuba, puis on retourne en arrière.

Dès le premier chapitre, Condé fait allusion à la Santeria au Cuba pendant la procession du jour des Rois : « l’événement marquant du début de l’année ». Elle nous présente Melchior un babalawo « grand prêtre de la Santeria » (p.13). En commencent l’histoire dans cette ambiance sinistre, Condé créait une atmosphère mystérieuse pour décrire la procession. De plus, des termes et des mots créoles sont souvent employés pour faire allusion au vaudou. Les mots comme omo-koloba et babalawo qui sont employés dès le début, créaient cette atmosphère mystérieuse de sorcellerie et de magie. Pourtant le Créole est posément utilisé par Condé puisque cette langue, qui est notamment employée par les noires, est juxtaposé avec la culture des blancs.

Nous réalisons pourtant, à la suite du roman, la raison pour laquelle Rayzé avait quitté la Guadeloupe pour partir au Cuba. Il voulait acquérir l’art du Santeria pour ressusciter l’âme de sa chère Cathy :

« C’est là [à la Havane] que j’ai entendu parler pour la première fois de la santeria. (…) Un samedi, Carlo m’emmena voir Melchior. (…) Au cours d’une leçon, il me dit que la séparation entre les êtres n’est rien, ni même cette étape qu’on appelle la mort. Si mes yeux apprenaient à voir, jamais je ne serais loin de cette Cathy que je pleurais tout le temps. » (p.121).

Malheureusement pour Rayzé , Melchior meurt avant de terminer son initiation. Cependant ce n’est pas la seule fois que Rayzé tente de ressusciter l’âme de Cathy et ce n’est pas la seule fois qu’il échoue à la contacter. Assis dans la salle avec Madhi, un autre practicien spirituel, Rayzé lui demande s’il a pu parler avec elle, mais Madhi réponds : «  je ne sais pas. Je ne peux pas te dire si c’est elle ou si ce n’est pas elle qui est revenue boire l’eau de misère de notre terre. » (p.216). Le fait que Razyé ne peut jamais rencontré Cathy peut être interpréter comme une façon de lui punir pour tout le mal il a commis envers ses victimes : son mal ne peut pas créer son rêve.


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Le Dernier Mot

Maryse Condé utilise une langue riche en procédés littéraires pour souligner les thèmes de La Migration du Cœur. Elle provoque d’imagerie forte avec l’usage des métaphores, le symbolisme, la personnification et l’allusion pour créer un monde exotique. Les procédés littéraires montrent un monde tendu avec l’inégalité, ses métaphores montrent le racisme entre les noirs et blancs, et l’aliénation culturelle cela veut dire la dominance de l’église Chrétien sur la religion Vaudou. Cette œuvre signifie l’effet du colonialisme dans l’univers antillais - ce qui a créé une juxtaposition des deux cultures différentes, et souvent contradictoire, pleine d’ambigüités, et Condé explore ces thèmes importants en utilisant les techniques littéraires (Dolisane-Ebosse, Cécile, 2007, p. 1). La description d’un paysage sévère est symbolique du traitement des noirs par les blancs en Guadeloupe à cause de colonialisme.

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Bibliographie

1. Mireille Rosello, ‘Caribbean Insuralization of Identities in Maryse Condé’s work: From En Attendant to Les Derniers Rois Mages’, Callaloo, Vol 18, no. 3, Maryse Condé : A Special Issue (Summer, 1995)

2. Madden, William, 'Wuthering Heights: The Binding of Passion', Nineteenth-Century Fiction, Vol. 27, No. 2, Sept. 1972, pp.127-154.

3. Gose, Elliott Jr, 'Wuthering Heights: The Heath and the Hearth', Nineteenth-Century Fiction, Vol. 21, No. 1, June 1966, pp. 1-9.

4. Mesh, Cynthia, 'Review: Untitled', The French Review, Vol 71, no. 5 (April, 1998)

5. Condé, Maryse, La Migration des Cœurs , Paris: Robert Laffont (1995)

6. Brontë, Emily, Wuthering Heights, London (1847)

7. Dolisane-Ebosse, Cécile, ‘Unicite et Cosmoplitisme: Pour une Approche socio-esthetique de la ‘Migrance’ dans La Migration des Coeurs de Maryse Condé et Sartorius d’Edouard Glissant’, Ethiopiques, no 78 (1er semester, 2007)