Migration des cœurs - Groupe 1: Histoires et récits

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Cette page traitera de La migration des cœurs et l’Histoire des Caraïbes. Il s'agit donc de la manière dont l'Histoire-Grand-"H" de la colonisation et des Caraïbes, apparaît à travers l'histoire-petit-"h" du roman, à travers les récits des différents personnages ainsi que du narrateur.

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Contents

Maryse Condé et La Migration des Coeurs

Maryse Condé est romancière, critique littéraire et érudite noire guadeloupéenne. Née dans la bourgeoisie noire de Pointe-À-Pitre en Guadeloupe, Condé a passé son enfance dans une société où la ségrégation raciale était en vigueur. La division raciale était à trois niveaux (les Noirs, les Blancs et les Mulattos). À cause de ses expériences d’enfance, Condé a pris conscience des hiérarchies racistes et culturelles à un très jeune âge, une observation qu’elle décrit dans son roman autobiographique Le Cœur à Rire et à Pleurer. Depuis les années soixante, Condé a été décrite comme écrivaine politiquement incorrecte à cause de sa tendance à écrire des sujets polémiques entourant la culture Antillaise comme le féminisme, la race, la classe sociale et l’identité post-coloniale. Son discours post-colonial est en premier plan dans La Migration des Cœurs. Publie en 1995, La Migration des Cœurs est une transposition de l’œuvre plus célèbre d'Emily Bronte, Les Hauts de Hurlevent. Le roman traite des conséquences sociales et culturelles de l’abolition d’esclavage et de la colonisation dans l’univers caraïbe.

Le peuplement pre-colombien

L'histoire de la population autochtone des Caraïbes et des Antilles date de 40 000 avant J.C. au moins. Les Ciboneys étaient les premiers peuplements qui occupaient qui les Grandes Antilles. En 2000 avant J.C environ, les Taïnos, qui ont habité à Venezuela, ont émigré aux Petites Antilles et à Porto Rico, puis se sont exilés plus loin dans l'Hispaniola, la Jamaïque et enfin, en majorité vers Cuba. Les Caraïbes, une tribu qui a habité au nord de l’Amérique du Sud, a aussi émigré aux Petites Antilles. Il y avait beaucoup de commerce à l'intérieure des Caraïbes, et des Tainos tout au long du siècle. Il y a eu également plusieurs conflits avant l’arrivée de Christophe Colomb en 1492, les habitants des Caraïbes, ont lentement pris la possession de la terre.

L’introduction de l’esclavage (voyez " L'esclavage aux Antilles et son abolition") par Christophe Colomb a déclenché une résistance farouche et aboutit au génocide des Caraïbes, et des Tainos. Les Espagnols ont battu et torturé les esclaves lorsqu'ils refusaient de travailler. Les Caraïbes et les Tainos ont souffert à cause des conditions d’esclavage – certains sont morts de faim, d'autres ont préféré se suicider.

La colonisation des Caraïbes

Maryse Condé traite des colonies Antillaises dans son roman en se référant aux pays colons comme La France et l’Angleterre. Condé démontre bien que les îles des Caraïbes ressentent toujours les conséquences de leur passé, affecté par l’assimilation exercée par les colons et la perte de leur culture. On voit dans le livre deux types de références qui ont trait à la colonisation : les pays colons, et les descendants des colons qui vivent aux Antilles. Condé réfère à ces colons pour mettre l’accent sur la différence entre le mode de vie des colons et des colonisés. Les pays colons sont idéalisés car ils ont une culture et une littérature établie, et que leurs habitants sont instruits.


La colonisation espagnole, britannique, néerlandaise

En 1496, la première colonie espagnole des Caraïbes fût établie sur l’île d’Haïti. Des autres îles ont suivi avec la colonisation de Puerto Rico en 1508, la Jamaïque en 1509 et Cubaen 1511.

Les Pays-Bas étaient le premier pays depuis l’Espagne à marquer son territoire sur le sol de la Caraïbe, en revendiquant Sint Eustatius (Saint-Eustache) comme territoire néerlandais en 1600. Pendant le dix-septièm siècle les Pays-Bas était un facteur très important derrière l’expansion politique et sociale des Caraïbes modernes. Les Caraïbes avaient l’expansion économique profonde pendant 1630, avec l’aide du Dutch West Indies Company, qui finançait les expéditions et les territoires dans le Nouveau Monde.

La colonie britannique plus prospère, c’est indubitablement La Barbade, qui a été peuple en 1672. Son succès et sa popularité sont pour la plupart dus au fait que La Barbade était plus grande que les autres colonies, et elle n’était pas occupée par les autochtones des Caraïbes. Le tabac était la principale récolte sur l’île, et les étrangers ont rapidement commencé à importer et exploiter les esclaves sur les plantations du tabac.

Les territoires néerlandais, espagnoles et britanniques ont ouvert la voie à la domination Française, qui a passé plus tard dans le siècle.

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La colonisation française

Maryse Condé, comme romancière postcoloniale, fait référence aux colonies françaises aux Caraïbes. Même si l’histoire dans La Migration des Cœurs se déroule dans la Guadeloupe du premier tiers du vingtième siècle, les références textuelles de l’Histoire coloniale, surtout la colonisation française est bien évidente.

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Au dix-septième siècle, la France établait sa première colonie aux Caraïbes. Pourtant, l’influence politique de la France sur la région commençait cent ans avant la colonisation française. En 1523 les pirates de Normandie ont capturé les trésors navires qui appartenaient à l’Espagne. Cet acte politique reflétait la rivalité de puissance de la France contrel’empire colonial Espagnol . La rivalité devenait une justification fondamentale de la colonisation française. Une autre justification de la colonisation française était la propagation de la foi chrétienne.

Au dix-septième siècle, l’empire colonial français est né. L’empire colonial français est défini comme l’ensemble des territoires ultramarins colonisaient par la France. Certes, la première colonie française était fondée en 1625. Dix ans après, en 1635 à l’autorisation du Cardinal Richelieu , la France a conquéré la Guadeloupe et la Martinique. Le 28 juin 1635, Liénard de L’Olive et Duplessis d’Ossonville , débarquèrent à la Guadeloupe et en prirent possession. Ils ont lancé une guerre qui durait de 1635 à 1639. Cette guerre menait à la violence et à la mort. Les autochtones étaient touchés par la famine et les maladies étrangères. Les survivants se réfugièrent à l’île Marie-Galante et aux Saintes. Malheureusement cette guerre était la première d’une longue suite de révoltes et de luttes. Le conflit devenait une fonction de la colonisation française. En 1816 la Guadeloupe et la Martinique reviennent définitivement à la France.

Au début de l’empire colonial français, le tabac était le produit principal des Caraïbes. Au fur et à mesure, le sucre devenait l’export principal des Caraïbes. Produire et cultiver le sucre requérit une grande échelle de main-d'œuvre. Alors la France avait besoin des esclaves et des autochtones pour travailler. Ce système marquait le commencement de maltraitance des autochtones sous le régime de l’empire colonial français.

Quelques siècles plus tard, en 1946, la France a déclaré la Martinique, la Guadeloupe, de l'Amérique du Sud et la zone côtière de la Guyane française départements outre-mers ( départements d'outre-mer , DOM). Ce statut politique garantit la population des Antilles françaises les mêmes droits et privilèges que les citoyens français.

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Les lieux spécifiques dans La Migration des Cœurs

Cuba

Le début de l’histoire ne commence pas avec l’ordre chronologique du récit. Une narratrice qui assiste à l’enterrement du personnage principal à Cuba profite de cette occasion pour raconter la vie et l’influence de cet homme sur la société Antillaise. Nous voyons le personnage Razyé, rejeté par la société Guadeloupéenne qui passe la majeure partie de sa vie à Cuba. Ses expériences démontent aux lecteurs le mode de vie, les valeurs, et la culture Cubaine. En effet, les femmes passent leur vie élever les enfants, effectuer les tâches ménagères alors que les hommes ont un mode de vie axé sur la consommation de rhum, sur le jeu et la fréquentation des prostituées. Ils trouveront plus tard leur vocation dans la revendication du droit des Noirs et exerceront des pratiques extrêmes pour arriver à leur fin.

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La colonisation de Cuba

En étant une colonie dans l’Empire d’Espagnol, l’économie cubaine a été crée avec le travail dans des plantations de canne, de café et de tabac [1]. Les esclaves africains ont fait partie de la main d’œuvre pour l’industrie agricole cubaine [2].

La Guadeloupe

La colonisation de la Guadeloupe

L’histoire qui se déroule en Guadeloupe raconte les expériences de la seconde génération des personnages. Les mêmes conflits identitaires sont mis de l’avant grâce à Cathy et Justin-Marie. Les récits rapportés par les servantes décrivent bien les inégalités raciales de cette seconde génération.


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La Guadeloupe reste toujours une des îles les plus anciennes des colonies françaises. Cette île était découverte par Christophe Colomb en 1493 mais la Guadeloupe était colonisée par les Français en 1635. La terre de l’île de Guadeloupe était extrêmement fertile et les plantations de canne à sucre sont devenues très riches. Un système d’esclavage était introduit pour développer les plantations. Les propriétaires des plantations s’appellent les békés.

La Révolution Française a mis fin à l’esclavage. Les békés qui restaient fidèles au roi étaient guillotinés. En 1802, Napoléon Bonaparte a restauré l’esclavage qui a duré jusqu’à 1848, quand le Parlement a voté pour l’abolition de l’esclavage.

Les relations entre les békés et les esclaves étaient très mauvaises. C’est la raison pour laquelle que les békés ont employé des travailleurs qui sont venues de l’Inde et de la Chine.

En 1946 la Guadeloupe est devenue un Département d’outre-mer avec le même statut administratif que les départements en France. Le ‘bon sens’ politique d’Aimé Césaire était central pour l'alliance de la Guadeloupe de descendre dans la pauvreté. Par exemple, le système de l’enseignement de la santé était le même qu'en France. La Guadeloupe est formée de deux îles, l’île de Basse-Terre, et l’île de Grande-Terre. Pointe-À-Pitre est la plus grande ville et la capitale économique de la Guadeloupe.

Marie-Galante

La colonisation de Marie-Galante

Marie-Galante est une île des Antilles françaises au sud-est de la Guadeloupe. Marie-Galante a été découverte par Christophe Colomb. Christophe Colomb a apporté la canne à sucre, originaire de l’Inde. Deux siècles plus tard en 1648, les premiers colons, une cinquantaine d’hommes, étaient envoyés de France étaient installés dans la commune de Vieux Fort par le gouverneur Charles Houel. Il y avait beaucoup de conflits entre les habitants de l'île et les colons comme le massacre des colons à « Massacre Beach ».


Ensuite la prospérité de l’île a incité des invasions par les Anglais, les Espagnoles et les Hollandais. Les Anglais ont occupé l’île de 1805 à 1815. Ensuite, l’île est redevenue française mais a traversée plusieurs crises économiques. En 1835, 11,000 esclaves travaillaient sur 106 plantations de canne à sucre. Après l’abolition de l’esclavage en 1848, il y a eu un conflit violent entre les esclaves et les propriétaires. Il y avait beaucoup de moulins à vent sur l’île en raison de l’industrie de la canne à sucre. A cause de l’historie violente et des crises économiques de Marie-Galante, on l’appelle «  l’île qui meurt ».

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Roseau

Roseau est la capitale de la Dominique, une île située à mi-chemin de la Martinique et de la Guadeloupe aux Antilles. Les Françaises l’avaient donné son nom pour les roseaux nombreux qu’ils ont trouvés quand ils ont colonisé l’île en 1635. Un objet du conflit entre la France et l’Angleterre pendant plusieurs de décennies, l’île, et donc Roseau, est devenue une colonie Britannique après le traité de Paris en 1763.

Roseau est l’emplacement pour la quatrième partie de La Migration des Cœurs. Le titre de la première chapitre dans cette partie « Life in Roseau » fait référence à son identité et sa langue anglophone. En dépit d’être une colonie anglaise, l’influence française sur l’architecture et sur la structure de la ville est encore évidente. Condé l’a décrit dans la quatrième partie, chapitre un.

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La Guerre Hispano-Américaine

Cette référence courte citée ci-dessous, nous ramène à l’époque du récit. Maryse Condé fait référence à la Maine, qui est entrée dans le port de la Havane le 25 janvier, 1898 et qui a coulé le 15 février 1898 à cause d’une explosion mystérieuse. Cet incident aura une grande influence sur l’avenir cubain car la situation politique est précaire et les habitants sont inquiets.

« On venait d’apprendre par le système Morse du bord que le cuirassé Maine avait mystérieusement explosé dans le port de La Havane. Accident ? Attentat ? Perpétré par qui ? Dans quel but ? En tout cas, deux cent soixante marins étaient morts, et les Etats Unis d’Amérique réclamaient vengeance. Ils parlaient déjà de déclarer la guerre à L’Espagne. Les passagers se demandèrent quel allait être l’avenir de Cuba. » (Condé, 1995, p. 30).

La situation politique aux Antilles

Dans son roman, Condé explicite ce qui se passe dans l’arène politique et elle fait référence aux événements sociaux pour démontrer aux lecteurs l’époque de la narration dans le roman. Condé fait allusion à ces événements pour mettre l’accent sur la progression du temps dans le roman, pour que les lecteurs sachent que la situation politique et sociale est différente pour chaque génération. Plus le récit évolue, plus les Noirs ressentent le besoin de s’affirmer politiquement et de trouver leur identité entre les Noirs, les Blancs, et les « Noirs que parlent comme des Blancs ».

« J’étais dans la plaine de la Boca de Dos Rios quand on a abattu José Marti que venait d’être nommé le major général de l’Armée de libération. Je l’ai vu sauter de son cheval et rouler ensanglanté vers nos lignes. Après cela, la rébellion a perdu son âme, et les partisans ont traîné les pieds. » (Condé, 1995, p. 119).

La Révolution Haïtienne: « Nombreux étaient ceux qui partaient pour Haïti, ou, disait-on, le pays était à présent gouverné par des Noirs, mais très intelligents, pareils à des Blancs, et ou le travail ne manquait pas. » (Condé, 1995, p. 109).

« Celui qui nous maria était un gros nègre à bajoues, ébéniste de son état, qui, à la fureur des békés et aussi des mulâtres, venait de conquérir la mairie sous l’étiquette d’un nouveau parti politique, le parti socialiste. » (Condé, 1995, p. 110).

L'esclavage aux Antilles et son abolition

C’est impossible de comprendre l’histoire, les personnages et les idées qu’on trouve dans La Migration des Cœurs sans avoir une connaissance de l’esclavage et sa pertinence aux Antilles. Dans le roman, il y a plusieurs références spécifiques à l’esclavage, son abolition et l’idée que pour quelques personnages, leurs situations ne sont pas différentes de celles des anciens esclaves.

Après avoir fondée ses colonies aux Antilles, la France, comme les autres pays colonisateurs, a introduit l’esclavage. Les esclaves noirs, pris en échange pour les armements, les munitions et les autres produits, étaient distribuées parmi les colonies aux Antilles pour travailler sur les plantations. Ils ont produit le sucre, le coton, le tabac et le rhum, tous pour envoyer en Europe. Ce processus, il s’appelle le commerce triangulaire.

Les conditions des esclaves et du code noir

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La situation pour ceux qui sont arrivées aux Antilles d’Afrique était horrifique. Pour la plupart, le premier acte de leur possession était d’être étampé sur le sein avec une marque d’habitation et leur adresse. Les esclaves dans les colonies françaises étaient réglées par le Code Noir, promulgué par Louis XIV en 1685.

Selon le code, les esclaves étaient considérées comme « les meubles » (Article 44) pour être achetées, vendues ou données. Le code a prescrit des régulations en ce qui concerne leur traitement par leurs maîtres, mais aussi les régulations sur le mariage, la situation de leurs enfants et leur religion par exemple. Bien qu’on puisse voir un élément protecteur dans le code, il est évident que les intérêts des esclaves n’étaient pas la considération la plus importante pour ceux qui l’avaient écrit. Gaston Martin, écrivain de L’Histoire de l’Esclavage dans les Colonies Francaises, a écrit en 1948 :

"Les limitations à ce droit ne sont dictées que par des considérations d’ordre public et d’économie générale, non d’humanité. Les protections qu’elles lui assurent sont prises bien plus dans l’intérêt bien compris de l’institution que dans le sien…" [1]

L'émancipation des esclaves

Maryse Condé a situé La Migration des Cœurs cinquante ans après l'abolition de l’esclavage en 1848. En fait, c’était la deuxième fois que la France est l’abolie. Le 4 février 1794, la Convention nationale a décidé de supprimer l’esclavage dans certaines de leurs possessions à la suite de la pression des abolitionnistes et la situation en Saint-Domingue, ce qui est devenue la Révolution Haïtienne. Toutefois, l’esclavage était rétabli par Richepanse en 1802, après le Coup d’Etat de Napoléon Bonaparte. Par conséquent de ce décret, il y avait une insurrection en Guadeloupe, pendant laquelle environ 4000 personnes ont été tue.

Quarante-six ans plus tard, l’esclavage était aboli définitivement le 4 mars 1848. L’abolitionniste français, Victor Schœlcher, fondateur de la ‘Société pour l’Abolition de l’Esclavage’, a fait partie intégrante en engageant le décret qui a fini l’esclavage officiel dans l’Empire Française. Avant l’abolition définitive, il y avait mis en place, certaines mesures, « destinées à adoucir le sort de la classe esclave et que l’on pouvait considérer comme préparatoires à son émancipation ».[2] Toutefois, cette émancipation a trouvé un accueil hostile avec les colons.

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L’Histoire Religieuse dans l’histoire

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La Migration de Cœurs fait quelques références aux aspects de l'histoire religieuse des Caraïbes. Les récits dévoilent les perspectives religieuses des esclaves et donc on voit l'influence de la culture de la colonisation française sur les esclaves et leur culture. La colonisation française a imposé les traditions Catholiques aux Caraïbes et ces traditions Catholiques étaient aussi imposées aux esclaves. Le Code Noir a établi les lois qui ont encouragé le baptême et l'instruction dans les traditions Catholiques pour toutes les esclaves, et ils ont défendu les rencontres des esclaves s'ils n'ont pas fait partie du culte Catholique ; les maîtres peuvent être puni s'ils ont laissé ces rencontres. Les Africains ont eu leurs propres traditions religieuses. Malgré ces lois qui ont défendu n'importe culte qui n'était pas Catholique, ils ont gardé quelques éléments de leur culture en secrète, par leur histoire, les discussions et les rites magiques. Pourtant, quelques éléments de la culture africaine ont subsisté, ils ont joint aux traditions Catholiques et ils ont fait une culture hybride qui s'appelle Vaudou (aussi vodou, vodoun), qui vient du mot vaudoum, qui signifie esprits.

Chaque région a leur propre culture du Vaudou. En Haïti, beaucoup d'esclaves venaient de la région Dahomey en Afrique, donc il était leur culture traditionnelle qui a fourni la structure de leur système religieuse. Les origines du Vadou sont differentes au Cuba, car les éléments de leurs pratiques religieux, venaient des peuples de Yoruba en Nigéria, et ils ont appelé leur culte « Santeria ».

La foi toutes en Haïti et au Cuba est différente de leurs régions d'origine, car ils ont incorporé les traditions Catholiques dans leur culte ; par exemple plusieurs personnes en Haïti ont incorporé croyance de Dieu comme les Catholiques et plusieurs personnes au Cuba ont inclus le culte des saints Catholiques dans leur foi.

Il y avait aussi les îles des Caraïbes qui ont un peuplement qui ont Catholique en majeure partie, par exemple la Guadeloupe, Marie-Galante et la République Dominicaine. Dans La Migration de Cœurs, Maryse Condé dépeint ces histoires dans ces lieux par les personnages et leur récit.


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Bibliographie

Condé, Maryse, La Migration des Coeurs (Paris: Robert Laffont, 1995)

Douyon, Emerson, Culture et Developpement en Haïti (Ottowa: LEMEAC Inc, 1972)

Gaston Martin, Histoire de l'Esclavage dans les Colonies Françaises (Paris: Presses Universitaires de France, 1948)

Hewitt, Leah D., Autobiographical Tightropes (Lincoln & London: University of Nebraska Press, 1990)

Horowitz, M., People & Culture of Caribbean (New York: The Natural History Press, 1971)

Paul Leroy-Beaulieu, De la Colonisation chez les Peuples Modernes, (quatrième édition) (Paris: Guillaumin, 1891)

Volet, Jean-Marie & Ormerod, Beverley, Romancieres africaines d'expression francaise (Paris: L'Harmattan, 1994)

Notes et références

[1]Gaston Martin, Histoire de l'Esclavage dans les Colonies Françaises (Paris: Presses Universitaires de France, 1948), p.117

[2]Paul Leroy-Beaulieu, De la Colonisation chez les Peuples Modernes, (quatrième édition) (Paris: Guillaumin, 1891), p.222


Les images

Les Caraïbes

Les Antilles Françaises

Roseau

Le Code Noir

Le Vaudou

Liens externes

La Révolution française aux Caraïbes et l’esclavage dans Le siècle des Lumières d’Alejo Carpentie

From High Seas to High Life

The Taino Indians

Texte complet de Les Hauts de Hurlevent

Le Code Noir

YouTube Entretien avec Maryse Condé